Vendredi 13 mars 2009
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Ou plus précisément, seul, l'oeil ne voit pas grand chose.
Il suffit de regarder certaines images de M.C Escher pour s'en convaincre.
Un certain nombre d'information parviennent à l'oeil, mais nous sommes totalement incapable de leur donner un sens cohérent parce que le génial dessinateur s'est amusé à tordre ce qui est droit
tout en nous donnant l'impression qu'il n'a touché à rien.
Un des dessins les plus célèbres est en même temps une image de l'incommunication entre deux êtres,
puisque la femme regarde dans une direction, et l'homme dans une autre, tous deux à des étages différents de leur étrange palais, mais pourtant d'après un certain nombre de données du dessin,
ces regards devraient être parallèles.
Escher s'est aussi amusé à d'autres endroits du dessin, comme par exemple dans ce personnage qui semble regarder un cube qu'il tient entre les mains.
et qui n'est bien évidement ni un cube
ni rien d'autre ...
Le dessin au sol montre l'endroit où se joue l'ambiguité que Escher a ici mise en jeu.
Une autre subtilité du dessin est dissimulée dans les barreaux.
On se demande en effet quel est le dernier morceau de métal qui a été monté, jusqu'à
ce qu'on s'aperçoive qu'aucun d'entre eux ne peut l'avoir été puisqu'ils sont tous solidaires du fait de l'existence de noeud en réseau.
Je pensais donc cette figure impossible
jusqu'au jour où, en Calabre, pays où l'on sait se protéger du voleur, j'ai pu voir des grilles de ce type. Un forgeron du pays m'a alors expliqué qu'ils étaient forgés sur place, ce qui assurait
l'impossibilité de retirer un seul des barreaux en le faisant coulisser.
Dernier jeu de perspective (mais peut-être en verras-tu d'autres ?) dans cette démarche étrange du personnage qui s'apprête à gravir les quelques marches qui mènent au premier étage de la
tour
Assurément ce ne peut être une erreur de ce génie de la perspective qu'était M.C. Escher.
L'homme a les deux pieds bien parallèles, l'un exactement devant l'autre et pourant ses hanches sont perpendiculaires à cette direction (sans compter le fait que cette démarche est fort peu
naturelle).
Pour terminer cet article sur les illusions et la perspective, je te laisse explorer cette centrale "hydrôlique" (hydaulique mais si drôle)
Centrale qui produirait, si elle pouvait exister, de l'énergie à volonté à partir d'une petite quantité d'eaux circulant, toujours vers le bas (et pourtant), en circuit
fermé.
L'humanité dresserait assurément une statue à l'homme qui saurait construire cette
Centrale
mais on peut penser que ce n'est pas demain l'avant veille.
Le noeud de l'affaire
(on voit ici où se joue la torsion de la première figure)
.
Par Comeau-Montasse
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Publié dans : Geombre
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