Régulièrement la question surgit, notamment pour ceux pour lesquels la calculette est devenue un prolongement naturel du cerveau et qui portent au poignet une montre à affichage digital
où le code n'est plus en rapport avec un signal, ou une représentation (pour le temps : le cercle) qui aide à en comprendre le sens ou tout du moins quelques caractéristiques perceptives.
On s'interroge donc à propos de l'échec de cette subdivision rationnelle puisque décimale (100 grades correspondant à l'angle rationnel par excellence, c'est à dire "droit", celui que donne l'équerre et qui définit la "normale")
Pourtant, la question devrait être précisément inverse.
En effet ce qui est étonnant c'est que des rationnalistes forcenés du siècle des lumières vives (et, du reste du monde plongé dans l'ombre, par conséquence immédiate de cette radicalisation des apparences ) aient pu penser qu'une mesure comme le grade pourrait s'imposer.

Un des angles les plus importants (et pas seulement à cause de l'aspect harmonieux qu'il définit en astrologie (sourire)² ) est le tiers de l'angle plat (celui que le compas donne naturellement par un partage du cercle en 6 arcs égaux)
assurément sa mesure en grade n'est pas des plus commodes (rappelons qu'il correspond à un tiers d'heure)
Non nos ancètres ne marchaient pas à 4 pattes
et le choix de 360, qui se justifie pleinement pour des élèves de sixièmes (ils en sont conscients) vu le nombre de diviseurs et donc de divisions possibles,
est vraiment l'un des meilleurs (comme résultat d'un compromis bien sur)
l'heureuse coïncidence avec le nombre de jours de l'année
lorsque l'on supprime ceux qui sont de trop (les 5 jours de carnaval mis hors calendrier par les égyptiens)
ajoute encore à cette utilité
un degré correspondant à peu prés à un jour pour le déplacement apparent du soleil (ou de son point opposé, plus visible (sourire)² )vu de la terre en rapport avec les étoiles fixes

Ce qui est absolument terrible,
et le type d'étonnement que suppose la question du grade en est une illustration caractéritique,
est cette parfaite réussite de l'évacuation des éléments matériaux des matières enseignées (lesquelles devraient assurément changer de nom*)
y compris dans les mathématiques
ne restent plus que ces compétences vides dont on s'étonne ensuite que les élèves ne parviennent pas à leur donner du sens
(d'où l'introduction artificielle à présent de pseudo problèmes concrêts qui ne le sont que pour celui qui le ... met au point)
Rappelons pour clore cette évocation des tentatives de décimalisation du cercle qu'il y a eu également une "heure décimale" comportant l'équivalent de 100 minutes
Je ne pourrais plus dire à mes élèves "on arrête dans un tiers d'heure" (sourire)²²
A noter : cette tentative "revient par la fenêtre" avec l'heure internet
avec la disparition de la référence au cercle et ses subdivisions ainsi que l'omniprésence des instruments d'affichages digitaux (code pur du chiffre).
Cette disparition semble peu de chose, en fait il faut rappeler que le sens ne peut se construire (notamment chez l'apprenant perpétuel qu'est l'enfant) sur le code pur. Il est nécessaire qu'il s'appuie sur une représentation "analogique" c'est à dire ayant des correspondances (ressemblances) avec ce dont il s'agit, comme par exemple le cercle et le caractère cyclique du temps.

Sans cet appui, la connaissance ne peut qu'être mémorisée, et le sens ne se construit pas, ou sans cohérence d'ensemble avec le plan de la réalité.
Plan qui - tout du moins à ce jour (sourire limite)² - n'est pas encore totalement du domaine du code
Lorsqu'on marche sur un trottoir les espaces (et les instants) se suivent, ont une continuité et les ruptures totales - comme entre les formes arbitraires "1" et "2" (qui indiquent deux instants successifs sur une montre à affichage digital) - n'existent pas, il y a toujours un "bord" et une "transition"
même dans ce que nous voyons de l'arc en ciel ! et de ses prétendues 7 couleurs !

* Les MATIERES n'EN contenant plus.
** L'année égyptienne comptait 365 jours découpés en 3 saisons de 4 mois de 30 jours chacun. Les 5 jours (6 jours, les années bissextiles à partir de l'époque romaine) restant étaient appelés les jours épagomènes et étaient ajoutés à la fin du calendrier, entre le dernier jour de la saison Chemou et le nouvel an.
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